BIENNALE BÂTIR VIVANT
Apprenons à construire avec le vivant plutôt qu’à le contraindre
Le durable esquisse un horizon moins fermé qu’il n’y paraît. Non pas une restriction ni une contrainte technique, mais un territoire en expansion, fait de choix esthétiques.
Pour en prendre la mesure, le rendez-vous Bâtir Vivant, portée par Hélène Aguilar et Marie-Cassandre Bultheel, propose d’observer ce que le design devient lorsqu’il se libère du plastique.
Mis en scène par Adra Studio, les pièces semblent trouver leur propre rythme, dans un mouvement à la fois brut et intuitif. Ce qui apparaît alors tient moins du manifeste que d’un déplacement. Les matériaux issus du vivant introduisent des formes organiques. Ils absorbent la lumière autrement, réagissent au temps, conservent une part d’évolution.
Le projet ne consiste plus seulement à dessiner un objet, mais à composer avec un cycle. Dans ce contexte, la beauté se déplace elle aussi. Elle se loge dans une texture, dans une irrégularité qui devient singulière.
Photographie de Jean-Louis Carli